Plastique : La révolution

Le premier plastique synthétique a été fabriqué en 1869 dans le but de créer un produit qui remplacerait l’ivoire car la demande d’ivoire avait des conséquences dévastatrices sur les populations d’éléphants. Aujourd’hui, le plastique est utilisé quotidiennement dans notre vie. Il nous est utile dans beaucoup de domaines dont l’alimentation.

Créés à l’origine pour protéger nos éléphants, les matériaux plastiques sont aujourd’hui omniprésents dans notre société. Au fil des ans, l’utilisation de plastique s’est démocratisée jusqu’à atterrir dans nos assiettes. Malheureusement pour nous, cette omniprésence est devenue un réel acteur de la pollution.

Aujourd’hui, plus de 150 millions de tonnes de déchets nagent dans nos océans. On appelle cette île de plastique le 8ème continent.
Parmi les milliards de tonnes de plastiques que nous avons produites, seulement 9% ont été recyclés en 2018. Pour réduire cette pollution, le recyclage est de plus en plus crucial. Tant les consommateurs que les industries mondiales sont concernés par cet enjeu.
D’ailleurs, pourquoi est-il si important de recycler le plastique ? Le plastique est fabriqué à partir de pétrole. Il s’agit d’une huile minérale d’origine naturelle composée d’une grande variété de composés organiques, et notamment les hydrocarbures. La production du plastique n’est pas illimitée. Sa fabrication se fait à partir d’une ressource non-renouvelable. Ce n’est donc pas une ressource illimitée. De plus, le plastique met de nombreuses années à se décomposer (100 à 1000 ans). Le recyclage des tonnes de bouteilles plastiques, permet chaque année d’économiser des centaines de litres de pétrole. Il faut savoir que le simple fait de recycler une tonne de bouteilles en PET ou PEHD permet d’économiser plus de 800 litres de pétrole. La transformation de cette matière, en matériaux plus durables contribuerait à une transition écologique pérenne.

2021 : Qu’est-ce qui change pour le plastique ?

En cette nouvelle année, un certain nombre de choses vont changer par rapport aux objets à usage unique. L’objectif est de faire disparaître complètement le plastique jetable d’ici 20 ans. Certaines mesures ont commencé à être mises en place depuis le 1er janvier.
Les pailles, couvercles, touillettes et autres emballages jetables disparaîtront progressivement. Quant aux distributeurs, ils auront 6 mois pour écouler leurs stocks sous certaines conditions. Ceci rentre dans le cadre de la loi anti-gaspillage qui vise à atteindre l’objectif du zéro plastique à usage unique d’ici 2040. Chaque année, ces matériaux jetables seront supprimés puis remplacés pour nous amener doucement vers une économie plus circulaire.
Cependant, à cause du contexte actuel de crise sanitaire liée au COVID-19, l’utilisation de produits plastiques à usage unique a fait son grand retour (masques, gants…) tenant peu compte des problèmes environnementaux liés à ces déchets. La pandémie a installé la crainte que les efforts fournis pour réduire l’utilisation des ces objets plastiques ne soient anéantis.

Comment remplacer le plastique ?

Les années passent et de nouvelles technologies voient le jour. C’est le cas du plastique végétal, une alternative biodégradable au plastique PLA (pétrole). Idéalement conçu en résidus de végétaux, le plastique végétal aurait un bilan environnemental positif. 

Comment savoir si un plastique est biodégradable ou non ? 

Aujourd’hui de nombreux industriels affichent des matériaux biodégradables. En réalité, pour être sûr qu’une marque propose des solutions biosourcées efficaces, la mention d’un label vert doit être indiquée sur l’emballage. Par exemple, le label “Ok compost home” ’informe les usagers de la possibilité de composter ou non une matière plastique. Ce certificat précise qu’un emballage peut être composté dans le jardin familial.

D’autres alternatives existent : les algues, le bambou, l’amidon de maïs, la pomme de terre, la canne à sucre, les fruits de mer, la betterave, la banane.

L’upcycling design : une utilisation plus écologique du plastique.


L’upcycling ou surcyclage en français consiste à faire du neuf avec du vieux sans transformer la matière. Comme dirait Lavoisier “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”.
L’upcycling est introduit dans les années 90 par Reiner Pilz, un ancien ingénieur mécanique et ce concept de valorisation des déchets va être repris ensuite. Bien qu’étant l’initiateur du terme « upcycling », ce sont les pays en voie de développement qui ont été les premiers à développer ce concept. Faute de moyen, ces pays s’appuient sur la récupération pour maximiser la durée de vie des objets. Cette pratique ancienne s’est démocratisée dans les pays développés pour répondre aux enjeux environnementaux


Aujourd’hui, le « surcyclage » voit le jour partout dans le monde. Que ce soit dans la mode, le jardinage ou dans les galeries d’art, aucun secteur n’y échappe.

C’est avec cette vision que Lynn a créé son entreprise sociale. Initialement basée en Afrique du sud, Rue Rangoli présente ses créations dans ses boutiques écologiques à Paris. Ses créations artisanales “Klikety box” sont conçues à l’aide de bouteilles en plastique récupérées. Une idée formidable qui favorise la disparition des déchets plastiques. Par ailleurs, l’entreprise participe à la création d’emplois stables pour les mères célibataires originaires de milieux défavorisés.

D’autres artisans talentueux sont présentés dans les points de vente Rue Rangoli. C’est le cas de Wilhelmina, designer de formation, qui design des objets conçus à partir d’emballages alimentaires.  De nombreux créateurs mondiaux travaillent chaque jour dans le but de réduire la quantité de déchets jetés à travers le monde.